Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint des États-Unis, a réaffirmé l’engagement de Washington pour le développement de la région du Sahara sous la souveraineté du Royaume du Maroc, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Face à la presse, le haut responsable américain a évoqué une amitié séculaire entre les deux pays et une vision commune pour le développement de la région du Sahara, portée par une coopération renforcée sous souveraineté marocaine. Une formulation qui confirme, une nouvelle fois, l’alignement constant de l’administration américaine sur la position de Rabat depuis la reconnaissance initiale de 2020.
Un appel clair à tourner la page
Ce qui retient particulièrement l’attention dans cette sortie, c’est la tonalité volontariste adoptée par Landau. Il a indiqué que les États-Unis ont hâte d’œuvrer avec le Maroc et les autres acteurs concernés pour résoudre ce conflit une fois pour toutes. Une manière, pour Washington, de rappeler que le temps de l’attente est révolu.
Le secrétaire d’État adjoint n’a d’ailleurs pas mâché ses mots sur la durée du différend. Il a déploré qu’un dossier régional puisse perdurer depuis plus de cinquante ans, avant d’ajouter que ce statu quo ne peut être maintenu. Cette petite phrase résume à elle seule l’impatience croissante de l’administration américaine, qui souhaite voir ce dossier progresser concrètement dans les mois à venir.
Une relation bilatérale à son sommet
Au-delà de la question du Sahara, l’entretien entre les deux hommes a permis de mesurer l’état de la relation entre Rabat et Washington. Landau a réaffirmé que la grande amitié de longue date entre les deux capitales allait se poursuivre à l’avenir, avant de se féliciter que les relations entre les États-Unis et le Royaume du Maroc soient aujourd’hui à leur meilleur niveau de tous les temps.
Ces mots interviennent dans un contexte où le partenariat entre les deux pays s’étend bien au-delà du dossier saharien, entre coopération sécuritaire, signature des accords Artemis et perspectives d’investissement américain dans les provinces du sud. Voici les points clés à retenir de cette rencontre :
- Réaffirmation officielle de l’engagement américain pour le développement du Sahara sous souveraineté marocaine
- Appel explicite à résoudre le différend une fois pour toutes, après plus de cinquante ans
- Constat du statu quo jugé intenable par le haut responsable américain
- Relation bilatérale qualifiée de meilleur niveau jamais atteint entre Rabat et Washington
- Rencontre tenue en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York
Le contexte onusien qui donne du poids à ces déclarations
Cette prise de position ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans la continuité de la résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025, qui reconnaît le plan d’autonomie marocain comme cadre de référence pour les négociations. Le mandat de la Minurso, la mission onusienne présente sur le terrain, arrive à échéance le 31 octobre 2026, ce qui place les prochaines semaines sous le signe d’un nouveau rendez-vous diplomatique au Conseil de sécurité. Les propos de Landau prennent donc une résonance particulière à quelques semaines de cette échéance.
Cette lecture du dossier, portée par Washington et largement partagée par Rabat, n’est pas consensuelle sur la scène internationale : l’Algérie et le Front Polisario continuent de contester ce cadre, un point de friction qui restera à surveiller d’ici le vote d’octobre.
FAQ
Qui a rencontré Nasser Bourita à New York ?
Le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Quelle est la position américaine sur la souveraineté marocaine au Sahara ?
Washington réaffirme son engagement pour le développement de la région sous souveraineté marocaine et appelle à résoudre le différend définitivement.
Depuis combien de temps dure ce différend régional ?
Plus de cinquante ans, un statu quo que Christopher Landau juge désormais intenable.
Où en est la relation entre le Maroc et les États-Unis actuellement ?
Selon Landau, elle est aujourd’hui à son meilleur niveau de tous les temps.