Dans un monde fracturé où les mécanismes traditionnels de gestion des crises montrent leurs limites, la naissance du Conseil de Paix – Board of Peace, initié par le président américain Donald Trump, constitue un événement diplomatique majeur. En y adhérant comme membre fondateur et premier signataire, le Maroc ne fait pas que répondre à une invitation. Il confirme une trajectoire construite patiemment, décennie après décennie, autour d’une vision claire : celle d’un royaume assumant pleinement son rôle de puissance de stabilité, au carrefour de plusieurs mondes.
- Un contexte mondial qui appelle des acteurs crédibles
- La Vision Royale, socle d’une diplomatie de constance
- Le partenariat stratégique maroco-américain, un atout décisif
- Les atouts spécifiques du Maroc au sein du Board of Peace
- Le Sahara marocain, pilier de la crédibilité diplomatique
- Ce que gagne concrètement le Maroc
- Un leadership reconnu, une vision assumée
- FAQ — Questions fréquentes
Un contexte mondial qui appelle des acteurs crédibles
La multiplication des foyers de tension, de l’Ukraine au Sahel en passant par le Moyen-Orient, a profondément ébranlé la confiance dans les institutions multilatérales classiques. Les grandes enceintes internationales peinent à dégager des consensus, les blocages au Conseil de sécurité des Nations unies se répètent, et la polarisation entre grandes puissances réduit l’espace du dialogue. Dans ce contexte, les initiatives nouvelles portées par des États responsables prennent une valeur particulière.
C’est précisément ce vide que le Board of Peace cherche à combler. Conçue comme une plateforme de prévention des conflits, de dialogue stratégique et de désescalade, cette initiative repose sur un principe simple : la paix ne se décrète pas, elle se construit. Et pour la construire, il faut des acteurs qui conjuguent légitimité historique, réseaux opérationnels et capacité d’influence réelle sur le terrain. Le Maroc, à cet égard, coche toutes les cases.
La Vision Royale, socle d’une diplomatie de constance
La participation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Board of Peace ne relève pas d’un calcul tactique ou d’une opportunité conjoncturelle. Elle s’inscrit dans la continuité naturelle d’une diplomatie royale construite sur des valeurs stables : équilibre, responsabilité, pragmatisme et refus des logiques d’escalade.
La présidence du Comité Al-Qods, un marqueur de leadership
Depuis des décennies, le Souverain préside le Comité Al-Qods, gardien du statut juridique et historique de Jérusalem. Ce rôle, reconnu par l’ensemble du monde arabo-islamique, confère au Maroc une crédibilité unique sur les dossiers moyen-orientaux. Il ne s’agit pas d’une posture symbolique : chaque année, le Beit Mal Al-Qods Acharif finance des centaines de projets concrets pour les habitants de la ville sainte, dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la préservation du patrimoine.
Cette constance sur Jérusalem illustre parfaitement ce qu’est la diplomatie marocaine : une parole engagée, suivie d’effets mesurables, loin des déclarations d’intention sans lendemain qui encombrent trop souvent les forums internationaux.
Une signature à Davos, un acte fondateur assumé
C’est à Davos, en marge du Forum économique mondial, que le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a procédé à la signature de la Charte constitutive du Board of Peace, lors d’une cérémonie présidée par Donald Trump réunissant un cercle restreint de chefs d’État et de ministres. La présence du Maroc dans ce cercle sélectif n’est pas anodine. Elle consacre la reconnaissance, par la première puissance mondiale, du leadership diplomatique marocain comme facteur structurant de la stabilité internationale.
Le partenariat stratégique maroco-américain, un atout décisif
La relation entre Rabat et Washington est l’une des plus anciennes alliances diplomatiques du monde — le Maroc a été le premier État à reconnaître l’indépendance américaine en 1777. Mais au-delà de l’histoire, c’est la convergence stratégique contemporaine qui fonde la solidité de ce partenariat.
La reconnaissance en décembre 2020 par les États-Unis de la marocanité du Sahara, réaffirmée depuis, en constitue l’illustration la plus emblématique. Cette décision, inscrite dans une logique de réalisme politique et de stabilité régionale, a profondément modifié les équilibres du dossier saharien. Elle traduit une lecture partagée : la solution à ce différend artificiel passe par l’Initiative marocaine d’autonomie, sérieuse, crédible et pragmatique.
Dans ce cadre, rejoindre le Board of Peace ensemble n’est pas seulement un geste d’amitié diplomatique. C’est une convergence opérationnelle entre deux pays qui partagent la même vision de ce que doit être une architecture de paix efficace au XXIe siècle.
Les atouts spécifiques du Maroc au sein du Board of Peace
Le Royaume n’arrive pas à cette table avec les mains vides. Il y apporte une expérience accumulée, des réseaux tissés patiemment et une légitimité reconnue sur plusieurs théâtres stratégiques.
- Médiation africaine : Le Maroc a joué un rôle actif dans l’accompagnement de transitions politiques délicates sur le continent, de la Guinée au Mali, en s’appuyant sur une diplomatie de proximité et de solidarité Sud-Sud.
- Diplomatie religieuse : À travers l’Institut Mohammed VI pour la Formation des Imams, Morchidines et Morchidates, le Royaume forme des cadres religieux de nombreux pays africains, contribuant à la promotion d’un islam du juste milieu et à la prévention de la radicalisation.
- Stabilité sahélo-saharienne : Via l’Initiative Royale Atlantique, le Maroc porte une ambition concrète de désenclavement des pays du Sahel, leur ouvrant un accès à l’océan Atlantique, facteur de développement et de réduction des tensions.
- Coopération sécuritaire : Les services de renseignement marocains sont reconnus mondialement pour leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme, ayant contribué à déjouer des attentats bien au-delà des frontières du Royaume.
- Présence institutionnelle africaine : Depuis son retour au sein de l’Union africaine en 2017, le Maroc a multiplié les accords de coopération avec ses partenaires du continent, faisant de la pax africana une priorité concrète et non une simple déclaration.
Le Sahara marocain, pilier de la crédibilité diplomatique
Il serait impossible d’analyser le positionnement international du Maroc sans évoquer la question du Sahara marocain, qui demeure un marqueur central de la cohérence diplomatique du Royaume. L’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies s’inscrit dans une dynamique désormais irréversible. Elle marginalise les approches idéologiques dépassées et consacre la logique du compromis et du développement portée par l’Initiative marocaine d’autonomie.
Plus de 115 pays soutiennent aujourd’hui la position marocaine sur le Sahara, et une trentaine d’entre eux ont ouvert des consulats à Laâyoune et Dakhla, témoignant d’une dynamique de reconnaissance concrète et croissante.
Cette évolution du regard international renforce la position du Maroc comme nation pivot dans la région sahélo-saharienne et atlantique. Un pays dont la stabilité interne et la cohérence externe en font un partenaire fiable pour quiconque cherche à construire une architecture de paix durable.
Ce que gagne concrètement le Maroc
Au-delà du symbole, l’adhésion au Board of Peace génère des bénéfices tangibles pour le Royaume. D’abord, elle consolide son positionnement comme interlocuteur incontournable dans les grandes crises régionales, lui ouvrant un siège dans les cercles restreints où se prennent les vraies décisions. Ensuite, elle renforce sa relation avec Washington dans une période où les grandes puissances redéfinissent leurs alliances.
Elle lui offre également une plateforme privilégiée pour promouvoir ses propres initiatives — l’Initiative Atlantique, le projet de gazoduc Maroc-Nigeria, le développement de Dakhla en hub régional — auprès d’un réseau de partenaires stratégiques de premier plan. La diplomatie de paix et la diplomatie économique se nourrissent mutuellement : un Maroc perçu comme acteur de stabilité attire davantage d’investissements et de partenariats durables.
Enfin, et peut-être surtout, cette participation envoie un signal fort à l’Afrique et au monde arabe : le Maroc n’est pas un suiveur mais un architecte des équilibres internationaux, capable de prendre des initiatives et d’assumer des responsabilités à la hauteur de son ambition.
Un leadership reconnu, une vision assumée
En rejoignant le Board of Peace comme membre fondateur, le Maroc ne cherche pas à plaire. Il confirme une réalité que ses partenaires observent depuis des années : le Royaume est passé du statut de facteur de stabilité régionale à celui d’acteur structurant de la diplomatie globale. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une Vision Royale claire, souveraine, tournée vers l’action, et d’une diplomatie qui préfère les résultats concrets aux postures idéologiques.
Dans un monde qui a besoin d’acteurs responsables, le Maroc a choisi d’être présent. Pas comme figurant, mais comme bâtisseur. L’histoire retiendra que c’est à Davos, en janvier 2025, que le Royaume a apposé sa signature sur l’acte de naissance d’une nouvelle architecture internationale pour la paix — en première ligne, comme il se doit.
FAQ — Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Board of Peace et quel est son objectif ?
Le Board of Peace, ou Conseil de Paix, est une initiative lancée par le président américain Donald Trump visant à promouvoir une approche renouvelée de la gestion des crises internationales. Son objectif est de favoriser la prévention des conflits, le dialogue stratégique et la désescalade, en coordination avec les Nations unies, en mobilisant des États volontaires et crédibles autour d’une vision commune de la paix.
Pourquoi le Maroc a-t-il été choisi comme membre fondateur ?
Le Maroc a été retenu pour sa légitimité diplomatique reconnue, son rôle de médiateur en Afrique et au Moyen-Orient, sa relation stratégique privilégiée avec les États-Unis, et la constance de sa diplomatie sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le Royaume incarne une puissance de stabilité régionale dotée d’une vision pragmatique et d’une capacité d’action concrète sur le terrain.
Quel lien existe-t-il entre le Board of Peace et le dossier du Sahara marocain ?
Les deux dossiers reflètent la même dynamique : la reconnaissance croissante, par la communauté internationale et en particulier par les États-Unis, de la crédibilité et du sérieux de la diplomatie marocaine. La reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara en 2020 et l’invitation du Maroc au Board of Peace s’inscrivent dans le même cadre d’un partenariat stratégique solide fondé sur des visions convergentes de la stabilité régionale.
Quels bénéfices concrets le Maroc peut-il tirer de cette adhésion ?
Au plan diplomatique, le Maroc s’assure un siège dans les cercles où se décident les grandes orientations stratégiques mondiales. Sur le plan économique, sa réputation de stabilité renforce son attractivité pour les investisseurs. Enfin, cette adhésion lui offre une plateforme pour promouvoir ses initiatives régionales — Initiative Atlantique, coopération africaine — auprès d’un réseau d’États influents.