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Silicon Valley Maroc – le mag tech marocain > Blog > Europe > L’Europe cède face aux États-Unis dans la tech
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L’Europe cède face aux États-Unis dans la tech

Maroc
Dernière mise à jour : 13 février 2026 0h27
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L’Europe cède face aux États-Unis dans la tech
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Le grand retournement est en marche. Après des années de leadership affirmé dans la régulation technologique, l’Europe plie sous la pression américaine. Le Vieux Continent, qui se rêvait en gendarme mondial du numérique, voit aujourd’hui ses ambitions s’effondrer les unes après les autres. L’administration Trump a lancé une offensive diplomatique sans précédent, et les résultats sont spectaculaires : les géants de la tech respirent enfin, tandis que Bruxelles recule sur presque tous les fronts. 🌍

Sommaire
  • La révolution réglementaire européenne au point mort
  • L’AI Act menacé de report et d’affaiblissement
  • Les télécoms européennes dans l’impasse
  • L’espace, nouvelle frontière de la soumission européenne
  • DSA et DMA sous le feu des géants américains
  • Le Wi-Fi américain contre les opérateurs mobiles européens
  • Pourquoi l’Europe recule-t-elle maintenant
  • FAQ

Cette capitulation silencieuse se joue loin des projecteurs, dans les couloirs feutrés de la Commission européenne. L’AI Act, le Digital Services Act (DSA) et le Digital Markets Act (DMA) – ces textes brandis comme des étendards de la souveraineté numérique européenne – sont désormais tous menacés. Certaines dispositions pourraient être édulcorées, d’autres carrément abandonnées. Une chose est sûre : l’Europe d’aujourd’hui n’est plus celle qui osait défier Apple, Google ou Meta il y a quelques années à peine.

La révolution réglementaire européenne au point mort

Pendant longtemps, l’Union européenne a fait figure de pionnière. Avec le RGPD en 2018, elle imposait au monde entier un nouveau standard de protection des données personnelles. Les multinationales américaines râlaient, payaient des amendes astronomiques, mais s’adaptaient finalement. Bruxelles avait démontré qu’un marché de 450 millions de consommateurs possédait un pouvoir de négociation considérable.

Fort de ce succès, le législateur européen a multiplié les initiatives. L’IA Act devait encadrer l’intelligence artificielle avant qu’elle ne devienne incontrôlable. Le DSA promettait de responsabiliser les plateformes face aux contenus toxiques. Le DMA voulait briser les monopoles numériques et restaurer une vraie concurrence. Sur le papier, cette offensive réglementaire semblait imparable.

Mais la réalité géopolitique rattrape toujours les grandes ambitions. Depuis l’accord tarifaire signé entre Washington et Bruxelles en août dernier, le rapport de force a basculé. Les entreprises américaines, soutenues par le département d’État, ont intensifié leur lobbying. Et ça marche. La Commission européenne prépare une année blanche, sans aucune avancée significative sur ses dossiers technologiques majeurs. Certains parlent même ouvertement de marche arrière. 🔥

Les observateurs les plus lucides voient dans ce revirement une leçon de réalisme politique. L’Europe peut légiférer tant qu’elle veut, mais sans l’appui diplomatique américain, ses textes restent lettre morte. Pire encore : en période de tensions commerciales, Bruxelles préfère sacrifier ses ambitions numériques plutôt que d’affronter des représailles économiques dévastatrices.

L’AI Act menacé de report et d’affaiblissement

La loi européenne sur l’intelligence artificielle était censée incarner le modèle européen : une innovation encadrée, respectueuse des droits fondamentaux. Entrée en vigueur en août 2024, elle prévoit une application complète pour août 2027, avec des étapes intermédiaires cruciales en 2026. Mais voilà que les premières fissures apparaissent déjà.

Selon le Financial Times, une première révision pourrait intervenir dès fin 2026, dans le cadre d’un paquet législatif baptisé Digital Omnibus. L’objectif affiché ? Simplifier les directives, alléger les contraintes. En réalité, il s’agit surtout de calmer les industriels qui trouvent les règles trop strictes, trop floues, impossibles à appliquer dans les délais impartis.

Lors d’un point presse début novembre, Thomas Regnier, porte-parole de la Commission pour la souveraineté numérique, a confirmé ces inquiétudes. « Beaucoup de choses se passent dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les standards prennent du retard. Il y a des préoccupations du côté de l’industrie et des États membres », a-t-il reconnu. Traduction : personne n’est vraiment prêt, et les pressions s’accumulent pour revoir la copie.

La modification la plus emblématique consisterait à reporter d’un an – d’août 2026 à août 2027 – l’application des sanctions pour non-respect des nouvelles règles. Officiellement, ce délai supplémentaire permettrait aux fournisseurs et utilisateurs de systèmes d’IA de se mettre en conformité. Officieusement, c’est un aveu d’impuissance : l’Europe n’a pas les moyens de ses ambitions.

Ce recul envoie un signal désastreux. Si l’AI Act, la législation phare de l’UE en matière d’IA, peut être repoussé avant même d’avoir vraiment commencé, que vaudront les autres textes ? Les entreprises américaines, qui redoutaient des contraintes insurmontables, comprennent qu’il suffit d’attendre et de faire pression pour obtenir gain de cause. ✨

Les télécoms européennes dans l’impasse

Le Digital Networks Act devait révolutionner les télécommunications européennes. Promis pour fin 2025, ce texte ambitieux visait à créer un véritable marché unique des télécoms, à moderniser les infrastructures et à rééquilibrer les rapports de force entre opérateurs traditionnels et géants du numérique. Résultat ? Une débâcle totale.

La Commission européenne a repoussé les discussions à fin janvier 2026, faute d’accord entre États membres. Les divergences portent principalement sur deux sujets explosifs : l’abandon des réseaux cuivre et le renforcement de l’autorité réglementaire européenne BEREC.

Sur le démantèlement du cuivre, l’Allemagne a opposé un refus catégorique à l’échéance de 2030, jugée beaucoup trop précoce. Berlin estime que ses infrastructures ne seront pas prêtes et que la transition vers la fibre coûtera des milliards. D’autres pays partagent cette frilosité, invoquant des situations nationales différentes.

Concernant le renforcement du BEREC, les autorités nationales montent au créneau. Officiellement, elles arguent que les marchés nationaux sont trop hétérogènes pour justifier une régulation centralisée. Officieusement, personne ne veut perdre son pouvoir décisionnaire sur un secteur aussi stratégique. Chaque pays tient à son autonomie, quitte à enterrer le projet de marché unique. 📡

Les conséquences sont dramatiques. La révision des règles de neutralité du net a disparu de la version actuelle du texte. L’initiative visant à rééquilibrer les conditions de marché entre opérateurs télécoms et plateformes numériques reste floue, vidée de sa substance. En clair, le projet d’un marché unique des télécommunications s’éloigne inexorablement.

Cette paralysie arrange les géants américains, qui préfèrent négocier avec 27 régulateurs nationaux plutôt qu’avec une autorité européenne forte. Le lobbying fonctionne mieux quand les interlocuteurs sont divisés et concurrents entre eux. Une fois de plus, l’Europe se tire une balle dans le pied par incapacité à surmonter ses querelles internes.

L’espace, nouvelle frontière de la soumission européenne

Même l’espace n’échappe pas à l’influence américaine. Le EU Space Act, censé réguler les activités spatiales européennes, fait déjà l’objet d’une opposition frontale de Washington. Dans un document de 13 pages déposé lors de la consultation publique lancée en juillet par la Commission européenne, le département d’État américain a listé toutes les dispositions inacceptables.

Le message est limpide : l’Europe doit réviser son projet sous peine de représailles. Washington considère que le texte actuel « contredit l’esprit de l’accord » tarifaire négocié l’été dernier. Les États-Unis exigent que Bruxelles « permette une coopération plus fluide avec le gouvernement et l’industrie américains plutôt que d’introduire des barrières supplémentaires ».

Concrètement, le Space Act européen restreindrait le champ d’action des entreprises américaines actives en Europe, qu’il s’agisse de lancement de satellites, d’observation terrestre ou de services de connectivité. SpaceX, Amazon (avec son projet Kuiper) ou d’autres acteurs américains verraient leurs opérations compliquées par des normes européennes spécifiques.

Face à cette pression, l’Europe hésite. Doit-elle tenir bon et affirmer sa souveraineté spatiale, au risque d’un conflit commercial ? Ou doit-elle plier, une fois encore, pour préserver la paix transatlantique ? Tout porte à croire que la seconde option l’emportera. Le Space Act sera probablement édulcoré avant même de voir le jour, transformé en coquille vide pour satisfaire Washington. 🚀

DSA et DMA sous le feu des géants américains

Le Digital Services Act et le Digital Markets Act devaient être les armes fatales contre les monopoles numériques. Le DSA impose aux plateformes une responsabilité accrue face aux contenus illicites, haineux ou trompeurs. Le DMA interdit les pratiques anticoncurrentielles des géants désignés comme « contrôleurs d’accès » (gatekeepers).

Apple, Google, Meta, Amazon : tous ont été épinglés. La Commission européenne leur envoie régulièrement des lettres de mise en demeure, exigeant une conformité totale. Mais les multinationales américaines ont riposté par un déluge de recours juridiques, ralentissant considérablement les procédures.

Apple et Google ont critiqué le DMA avec une virulence inhabituelle ces dernières semaines, soulignant son caractère contraignant et inadapté. Les deux entreprises estiment que les règles européennes nuisent à l’innovation et placent les acteurs américains en position défavorable face à leurs concurrents chinois ou européens.

En août dernier, la Federal Trade Commission américaine a ajouté une couche de pression supplémentaire. Certaines dispositions du DSA, selon Washington, entreraient en conflit avec les lois américaines, notamment en matière de liberté d’expression et de sécurité des citoyens américains. Le message implicite est clair : si l’Europe persiste, des mesures de rétorsion suivront.

Les timelines des enquêtes s’étirent. Les amendes promises tardent à tomber. Les ajustements demandés aux plateformes restent flous. Tout se passe comme si la Commission européenne, consciente du rapport de force défavorable, préférait gagner du temps plutôt que d’affronter directement les géants américains.

Voici quelques exemples concrets des tensions actuelles :

  • Apple refuse d’ouvrir complètement son App Store aux magasins d’applications tiers
  • Google conteste les obligations d’interopérabilité imposées à Android
  • Meta minimise ses obligations de transparence algorithmique
  • Amazon ralentit la mise en conformité de sa Marketplace

Chaque entreprise joue la montre, espérant que le contexte politique européen finira par leur être favorable. Et pour l’instant, ce calcul semble payant. 💻

Le Wi-Fi américain contre les opérateurs mobiles européens

Un autre front s’est ouvert, plus technique mais tout aussi révélateur : la bataille pour la bande des 6 GHz. Cette portion du spectre radioélectrique est cruciale pour le développement des futures technologies sans fil, qu’il s’agisse de Wi-Fi ultra-rapide ou de réseaux mobiles 5G/6G.

Le département d’État américain aurait fait pression en coulisses pour protéger les intérêts de l’industrie du Wi-Fi, dominée par des firmes américaines comme Apple, Broadcom, Cisco et Qualcomm. Selon le média MLex, le Radio Spectrum Policy Group (RSPG), qui conseille la Commission européenne, a proposé un compromis favorable aux opérateurs mobiles.

Mais Washington ne l’entend pas de cette oreille. Le département d’État aurait exhorté les États membres à réserver près de la moitié de la bande pour les services Wi-Fi, notamment pour les applications à haute vitesse et faible latence comme la réalité virtuelle ou le cloud gaming. Ces technologies, encore émergentes, représentent un marché colossal pour l’industrie américaine.

Le vote au sein du RSPG a divisé l’Europe : 13 pays sur 27 ont soutenu les opérateurs mobiles, les autres s’abstenant. Mais cette recommandation n’est pas contraignante. Les États membres peuvent changer d’avis. Et surtout, la décision finale appartient à la Commission européenne, qui subira inévitablement la pression américaine.

Ce bras de fer technique illustre parfaitement la situation générale : même sur des sujets apparemment secondaires, l’Europe cède du terrain. Les intérêts américains priment, les entreprises européennes passent au second plan. La souveraineté numérique européenne devient une expression creuse, dénuée de contenu réel. 📶

Pourquoi l’Europe recule-t-elle maintenant

Plusieurs facteurs expliquent ce grand repli européen. D’abord, le contexte géopolitique s’est durci. Avec les tensions commerciales ravivées par Trump, l’Europe ne peut pas se permettre d’ouvrir un nouveau front de bataille avec Washington. Les menaces tarifaires sur l’acier, l’aluminium ou l’automobile pèsent bien plus lourd que les ambitions réglementaires numériques.

Ensuite, la fragmentation interne de l’UE joue à plein. Les 27 États membres n’ont jamais été d’accord sur la profondeur de la régulation technologique. Certains pays, comme la France, poussent pour une législation stricte. D’autres, comme l’Irlande ou les Pays-Bas, abritent les sièges européens des géants américains et préfèrent la souplesse.

Enfin, la capacité de lobbying des entreprises américaines est sans commune mesure avec celle des acteurs européens. Les budgets investis dans l’influence à Bruxelles se comptent en centaines de millions d’euros. Chaque directive, chaque amendement fait l’objet d’un travail de sape méticuleux. Face à cette machine de guerre, les législateurs européens cèdent progressivement.

Le résultat est accablant : l’Europe, qui voulait imposer ses normes au monde entier, se retrouve contrainte d’adapter ses règles aux exigences américaines. Le rapport de force s’est inversé en quelques mois. Et rien n’indique un retournement de situation à court terme.

FAQ

L’Europe peut-elle encore inverser cette tendance ?

Techniquement oui, mais politiquement, c’est très compliqué. Il faudrait une volonté politique unanime des 27 États membres, une Commission européenne prête à affronter Washington, et une opinion publique mobilisée. Or, ces trois conditions sont loin d’être réunies. Le plus probable est une succession de compromis qui videront progressivement les textes de leur substance.

Quelles conséquences pour les consommateurs européens ?

À court terme, peu de changements visibles. Mais à moyen terme, l’affaiblissement des règles européennes signifie moins de protection des données personnelles, moins de contrôle sur les algorithmes, moins de transparence des plateformes. Les abus actuels – désinformation, manipulation, surveillance de masse – risquent de s’amplifier sans régulation efficace.

Les entreprises européennes sont-elles les grandes perdantes ?

Absolument. En reculant face aux géants américains, l’Europe sacrifie aussi ses propres champions technologiques. Les start-ups européennes espéraient que le DMA créerait un terrain de jeu plus équitable. Ces espoirs s’évanouissent. Sans protection réglementaire, les acteurs locaux resteront marginalisés face à la domination américaine.

Peut-on parler de soumission ou simplement de pragmatisme ?

La frontière est mince. Le pragmatisme consisterait à négocier des ajustements équilibrés, préservant l’essentiel des ambitions européennes. Mais reporter systématiquement les échéances, édulcorer les textes sous pression, renoncer aux sanctions : cela ressemble davantage à une capitulation qu’à un compromis raisonnable. L’Europe accepte de devenir un marché pour les produits américains, sans pouvoir imposer ses règles du jeu. 🇪🇺

ÉTIQUETTES :AI ActDMADSAÉtats-UnisEuropelobbyingrégulationsouveraineté numériqueTech
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