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Silicon Valley Maroc – le mag tech marocain > Blog > Cybersecurite > Cybersécurité : la NARSA au Maroc protége ses systèmes
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Cybersécurité : la NARSA au Maroc protége ses systèmes

La NARSA investit 1,95 MDH pour sécuriser 1 500 terminaux avec une solution EDR et IA. Découvrez les enjeux de ce projet de cybersécurité majeur.

Maroc
Dernière mise à jour : 25 février 2026 2h52
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Cybersécurité : la NARSA au Maroc protége ses systèmes
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La cybersécurité n’est plus une option pour les institutions publiques marocaines. Dans un contexte mondial où les cyberattaques contre les organismes gouvernementaux se multiplient à un rythme alarmant, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) vient de franchir un cap décisif. L’agence a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition et le déploiement d’une solution antivirale de nouvelle génération, avec une enveloppe budgétaire de 1,95 million de dirhams. Un signal fort envoyé au secteur public marocain tout entier.

Sommaire
  • Un contexte qui impose l’action
  • 1 500 terminaux à protéger sur tout le territoire
  • Une technologie de nouvelle génération au cœur du projet
  • Les exigences techniques du cahier des charges
  • Un signal fort pour la transformation numérique du secteur public marocain
  • FAQ — Projet de cybersécurité et déploiement EDR

Un contexte qui impose l’action

Le Maroc, comme la plupart des pays émergents connectés, fait face à une explosion des incidents de sécurité informatique. Les ransomwares, les attaques par déni de service et les intrusions ciblées n’épargnent plus personne — ni les entreprises privées, ni les administrations publiques. En 2023, plusieurs rapports internationaux ont classé le continent africain parmi les zones les plus exposées aux cybermenaces, avec une hausse notable des attaques visant les infrastructures critiques.

Dans ce climat de tension numérique, la NARSA gère des données d’une sensibilité extrême : permis de conduire, immatriculations de véhicules, données personnelles de millions de citoyens marocains. Une brèche dans ses systèmes ne serait pas seulement une catastrophe technique — ce serait une crise de confiance publique majeure, avec des répercussions directes sur la continuité des services d’immatriculation et de délivrance des documents routiers à travers tout le Royaume.

C’est précisément ce risque que la NARSA cherche à neutraliser avec ce projet structurant.


1 500 terminaux à protéger sur tout le territoire

L’ampleur du déploiement

Le chiffre parle de lui-même : plus de 1 500 endpoints sont concernés par ce projet de sécurisation. Ce terme technique désigne l’ensemble des points d’entrée dans un réseau informatique — les stations de travail des agents, les serveurs qui hébergent les bases de données, et les machines virtuelles qui font tourner les applications métier. Sécuriser chacun de ces points, c’est construire une muraille numérique cohérente qui ne laisse aucune faille exploitable.

La couverture géographique est tout aussi ambitieuse. Le déploiement ne se limitera pas au siège central de la NARSA à Rabat : il s’étendra à l’ensemble des 10 directions régionales et aux 76 centres d’immatriculation répartis sur le territoire national, des zones urbaines aux wilayas les plus reculées. C’est l’un des aspects les plus complexes du projet — garantir une protection homogène dans des environnements informatiques qui peuvent varier considérablement d’un site à l’autre.

Pourquoi cette couverture totale est stratégique

On pourrait se demander pourquoi protéger les petits centres d’immatriculation de province avec le même niveau de rigueur que le siège central. La réponse est simple : dans la cybersécurité moderne, le maillon le plus faible détermine la solidité de toute la chaîne. Un poste de travail mal protégé dans une agence régionale peut devenir la porte d’entrée vers les serveurs centraux. Les hackers le savent — et ils en profitent. La NARSA semble avoir parfaitement intégré cette logique.


Une technologie de nouvelle génération au cœur du projet

Au-delà de l’antivirus classique

Longtemps, la protection informatique s’est résumée à un antivirus qui scanne les fichiers à la recherche de signatures connues. Cette approche, aujourd’hui largement dépassée, ne suffit plus face aux menaces modernes. Les cybercriminels utilisent désormais des techniques sophistiquées — malwares polymorphes, attaques sans fichier (fileless), exploits zero-day — qui contournent facilement les solutions traditionnelles.

C’est pourquoi le cahier des charges de la NARSA exige une solution intégrant deux couches de protection complémentaires :

  • EPP (Endpoint Protection Platform) : la couche de protection classique, renforcée, qui bloque les menaces connues en temps réel
  • EDR (Endpoint Detection and Response) : la couche avancée, capable de détecter les comportements suspects, d’analyser les menaces inconnues et de répondre automatiquement aux incidents
  • Intelligence Artificielle et Machine Learning : pour anticiper les attaques zero-day sans nécessiter de mise à jour de signatures
  • Protection anti-ransomware spécifique : pour bloquer les tentatives de chiffrement malveillant des données
  • Analyse comportementale en temps réel : pour identifier des schémas d’attaque même sans signature connue
  • Gestion centralisée On-Premise : toute la solution sera hébergée localement, sans dépendance au cloud, ce qui garantit la souveraineté des données

L’EDR, pièce maîtresse du dispositif

L’EDR mérite qu’on s’y attarde. Contrairement à un antivirus passif qui attend d’être déclenché, un système EDR surveille en permanence l’ensemble des activités sur chaque terminal. Il enregistre, analyse et corrèle les événements pour détecter des comportements anormaux — même si la menace est totalement nouvelle et inconnue des bases de données de malwares.

Concrètement, si un agent malveillant tente de chiffrer silencieusement des fichiers sur un serveur NARSA à 3h du matin, l’EDR détectera l’anomalie comportementale, bloquera le processus et alertera l’équipe de sécurité — en quelques secondes, avant que le dommage ne soit irréversible. C’est cette réactivité qui fait la différence entre un incident maîtrisé et une catastrophe opérationnelle.


Les exigences techniques du cahier des charges

Compatibilité et flexibilité

La NARSA n’a pas fait les choses à moitié sur le plan technique. Le cahier des charges impose une compatibilité étendue avec les environnements les plus courants dans les infrastructures publiques marocaines. La solution devra fonctionner sur Windows et Linux, couvrir les infrastructures virtualisées sous Hyper-V et Nutanix, et s’adapter aux architectures serveur existantes sans nécessiter une refonte complète du parc informatique.

Cette flexibilité est essentielle pour une institution dont les équipements ne sont pas tous homogènes. Entre un serveur central récent à Rabat et un poste de travail vieillissant dans un centre d’immatriculation rural, les contraintes sont radicalement différentes. La solution choisie devra relever ce défi.

Un calendrier serré et un engagement sur la durée

Le futur prestataire disposera de quatre mois pour déployer l’intégralité de la solution — siège, directions régionales et centres d’immatriculation inclus. C’est un délai ambitieux pour un projet de cette envergure géographique, qui exigera une organisation logistique rodée et des équipes techniques mobiles et réactives.

Au-delà du déploiement initial, le contrat prévoit une garantie et une maintenance de trois ans. C’est une clause importante : elle garantit que la solution restera à jour face aux menaces émergentes et que les équipes de la NARSA bénéficieront d’un support technique solide sur la durée.

Enfin, un élément souvent négligé mais fondamental figure explicitement dans le cahier des charges : le transfert de compétences. Le prestataire retenu devra former les équipes techniques internes de la NARSA pour qu’elles puissent gérer, surveiller et maintenir la solution de manière autonome. C’est une vision de long terme qui s’inscrit dans la logique de souveraineté numérique que le Maroc cherche à développer.


Un signal fort pour la transformation numérique du secteur public marocain

La NARSA, pionnière ou exemple à suivre ?

Cet investissement de 1,95 MDH n’est pas anodin dans le paysage institutionnel marocain. Il témoigne d’une prise de conscience accrue des risques numériques au sein des agences publiques, et d’une volonté de traiter la cybersécurité non plus comme une dépense contrainte, mais comme un investissement stratégique indispensable.

La NARSA gère des données qui touchent directement à la vie quotidienne de millions de Marocains. Chaque permis de conduire délivré, chaque carte grise enregistrée, chaque transaction administrative laisse une trace numérique dans ses systèmes. Protéger ces données, c’est protéger les citoyens. C’est aussi préserver la crédibilité et l’efficacité d’un service public qui se digitalise à marche forcée.

D’autres administrations et établissements publics marocains feraient bien de s’inspirer de cette démarche. Dans un écosystème numérique de plus en plus exposé, attendre d’être victime d’une attaque pour réagir n’est plus une option viable. La prévention coûte infiniment moins cher que la remédiation — en termes financiers, mais surtout en termes de réputation et de confiance publique.

Vers une cybersécurité publique à la hauteur des enjeux

Le projet de la NARSA s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la Stratégie Nationale de Cybersécurité du Maroc, pilotée notamment par la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI). Cette stratégie pousse les administrations à élever leur niveau de maturité cyber, à cartographier leurs risques et à déployer des solutions adaptées aux menaces contemporaines.

Avec ce projet, la NARSA montre qu’elle a compris l’enjeu : dans un monde où les attaques informatiques sont devenues une réalité quotidienne, la résilience numérique est une condition sine qua non de la continuité du service public.

FAQ — Projet de cybersécurité et déploiement EDR

Qu’est-ce qu’un système EDR et pourquoi est-il supérieur à un antivirus classique ?

Un EDR (Endpoint Detection and Response) surveille en temps réel les comportements sur chaque terminal, détecte des menaces inconnues grâce à l’intelligence artificielle et permet une réponse automatique aux incidents. Contrairement à l’antivirus classique, il ne se base pas uniquement sur des signatures de malwares connus, ce qui le rend beaucoup plus efficace contre les attaques modernes.

Pourquoi la NARSA a-t-elle choisi une solution On-Premise plutôt que cloud ?

Une solution On-Premise, hébergée localement sur les serveurs de l’agence, garantit une souveraineté totale sur les données sensibles. Pour une institution qui gère des informations personnelles de millions de citoyens, cette indépendance vis-à-vis de serveurs étrangers est une exigence de sécurité et de conformité réglementaire.

Quel est l’impact de ce projet sur les services aux citoyens ?

En sécurisant ses 1 500 terminaux, la NARSA garantit la continuité des services d’immatriculation et de délivrance des permis de conduire. En cas d’attaque, les mécanismes de protection et de réponse permettront de limiter drastiquement les interruptions de service et de protéger les données personnelles des usagers.

Comment la NARSA s’assure-t-elle que la solution restera efficace dans le temps ?

Le contrat prévoit une maintenance et une garantie de trois ans, ainsi qu’un transfert de compétences vers les équipes internes. La solution intégrant du machine learning se met à jour automatiquement pour s’adapter aux nouvelles menaces, garantissant une protection évolutive sans intervention manuelle constante.

ÉTIQUETTES :antivirus nouvelle générationappel d'offres cybersécuritéEDR endpoint protectioninfrastructure numérique publiqueNARSA cybersécuritéprotection données administrations Marocsécurité informatique Maroc
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