Casablanca reste le poumon économique du Maroc, et son marché immobilier continue d’attirer investisseurs marocains et étrangers. Avec une démographie en pleine expansion, des projets d’infrastructures ambitieux et une économie diversifiée, la capitale économique offre des opportunités d’investissement variées. Mais tous les quartiers ne se valent pas. Certains secteurs promettent des rendements locatifs attractifs, d’autres misent sur la plus-value à long terme, tandis que quelques zones émergentes représentent le pari audacieux de demain.
- Anfa et California, le prestige intemporel
- Maarif, le cœur vibrant de la ville
- Sidi Maarouf et Ain Sebaa, le corridor industriel qui monte
- Bouskoura et Dar Bouazza, l’appel du vert
- Casa Anfa et le nouveau projet Marina
- Mers Sultan et Hay Hassani, le rapport qualité-prix
- Pourquoi diversifier son portefeuille immobilier à Casablanca
- Les critères à prendre en compte avant d’investir
- FAQ – investissement immobilier à Casablanca
Dans cet article, nous explorons les quartiers casablancais où investir intelligemment en 2026. Que vous cherchiez un appartement à louer, un local commercial ou un terrain à développer, vous trouverez ici une analyse détaillée des zones les plus prometteuses, avec leurs forces, leurs prix et leurs perspectives d’avenir 🏙️.
Anfa et California, le prestige intemporel
Impossible de parler d’investissement immobilier haut de gamme à Casablanca sans évoquer Anfa et California. Ces quartiers incarnent l’élégance résidentielle et attirent une clientèle aisée, tant locale qu’internationale. Les villas somptueuses côtoient les résidences sécurisées, et l’environnement verdoyant apporte une qualité de vie exceptionnelle.
Le secteur d’Anfa bénéficie d’une proximité stratégique avec le centre-ville, les écoles internationales et les centres d’affaires. California, légèrement plus excentré, séduit par son calme et ses grandes propriétés. Les prix au mètre carré restent élevés, oscillant entre 18 000 et 30 000 dirhams selon l’emplacement et la qualité du bien. Malgré ces tarifs premium, la demande locative demeure soutenue, portée par des expatriés, des cadres supérieurs et des familles en quête de tranquillité.
L’investissement dans ces quartiers s’apparente davantage à une stratégie patrimoniale qu’à une recherche de rendement locatif immédiat. La valorisation à long terme reste quasi garantie, et le prestige de l’adresse constitue un argument de poids. En 2026, ces zones conservent leur attrait, notamment grâce aux rénovations urbaines et à l’amélioration continue des infrastructures. Si votre budget le permet, Anfa et California représentent des valeurs refuges dans un marché parfois volatile ✨.
Maarif, le cœur vibrant de la ville
Maarif demeure l’un des quartiers les plus dynamiques de Casablanca. Situé entre le centre historique et les zones résidentielles modernes, ce secteur combine commerces, bureaux, restaurants et logements. C’est un véritable carrefour où se croisent étudiants, professionnels et familles. L’effervescence de Maarif en fait une zone d’investissement particulièrement attractive pour la location de courte ou moyenne durée.
Les prix immobiliers à Maarif se situent dans une fourchette intermédiaire, généralement entre 12 000 et 20 000 dirhams le mètre carré. Cette accessibilité relative, conjuguée à une forte demande locative, permet d’obtenir des rendements intéressants, souvent autour de 5 à 6 % annuels. Le quartier séduit également par sa densité de services : transports en commun, cliniques, écoles, centres commerciaux… Tout est à portée de main.
En 2026, Maarif continue de se transformer avec l’émergence de nouvelles résidences modernes et la rénovation d’immeubles anciens. Cette mixité architecturale crée une ambiance unique, où le charme de l’ancien dialogue avec la modernité. Pour un investisseur cherchant un équilibre entre rentabilité et sécurité, Maarif constitue un choix judicieux. La liquidité du marché y est excellente, facilitant la revente en cas de besoin 🔥.
Sidi Maarouf et Ain Sebaa, le corridor industriel qui monte
Si vous recherchez un investissement orienté vers le secteur professionnel et logistique, Sidi Maarouf et Ain Sebaa méritent toute votre attention. Ces zones industrielles connaissent une expansion remarquable, portée par l’installation de nombreuses entreprises, entrepôts et centres logistiques. La proximité de l’aéroport Mohammed V et des axes autoroutiers renforce leur attractivité.
Sidi Maarouf, pôle tertiaire en plein essor
Sidi Maarouf s’est progressivement métamorphosé en pôle d’affaires majeur. Outre les usines et entrepôts, le quartier accueille désormais des immeubles de bureaux, des centres commerciaux et même des résidences pour cadres. Les prix des terrains et locaux commerciaux augmentent régulièrement, témoignant d’une demande croissante. Investir dans un local professionnel ou un petit immeuble peut s’avérer très rentable, surtout si vous visez la location à des entreprises.
Les loyers commerciaux dans cette zone affichent une belle stabilité, et la vacance locative reste faible. En 2026, plusieurs projets d’aménagement urbain sont en cours, visant à améliorer la connectivité et la qualité des infrastructures. Cette dynamique renforce la confiance des investisseurs et laisse présager une valorisation continue.
Ain Sebaa, l’option accessible
Ain Sebaa présente un profil similaire, avec des prix plus accessibles. C’est une option intéressante pour les investisseurs disposant d’un budget limité mais souhaitant se positionner sur le marché industriel. La demande pour des entrepôts, ateliers et locaux d’activité reste forte, tirée par le développement du e-commerce et de la logistique. Attention toutefois à bien sélectionner l’emplacement et à vérifier la qualité des infrastructures environnantes.
Bouskoura et Dar Bouazza, l’appel du vert
Pour ceux qui rêvent d’espace, de verdure et de tranquillité, Bouskoura et Dar Bouazza représentent des alternatives séduisantes. Situées en périphérie de Casablanca, ces zones résidentielles attirent des familles en quête d’un cadre de vie apaisant, loin de l’agitation urbaine. Les villas avec jardin y sont monnaie courante, et l’ambiance rappelle parfois celle d’une station balnéaire.
Bouskoura s’est particulièrement développée autour de sa forêt et de ses golfs. Le quartier propose des résidences fermées sécurisées, idéales pour une clientèle aisée cherchant calme et nature. Les prix varient considérablement selon la proximité des commodités, mais restent globalement inférieurs à ceux du centre-ville. Comptez entre 8 000 et 15 000 dirhams le mètre carré pour un bien de qualité.
Dar Bouazza, avec ses plages et ses clubs de loisirs, joue la carte du lifestyle balnéaire. L’investissement y est souvent motivé par un projet personnel (résidence secondaire) ou par la location saisonnière. En 2026, la connexion routière s’améliore grâce aux nouvelles infrastructures, réduisant le temps de trajet vers le centre-ville. Cette accessibilité accrue pourrait bien booster la demande et les prix dans les années à venir 🌍.
L’investissement à Bouskoura ou Dar Bouazza convient particulièrement aux profils recherchant une valorisation à moyen terme et acceptant une liquidité plus faible qu’en centre-ville. Le marché locatif y est plus capricieux, mais les loyers peuvent être intéressants pour les biens bien situés et bien équipés.
Casa Anfa et le nouveau projet Marina
Le projet Casa Anfa continue de faire parler de lui. Érigé sur l’ancien aéroport d’Anfa, ce méga-projet urbanistique ambitionne de créer un nouveau quartier d’affaires et résidentiel ultra-moderne. Avec ses tours, ses espaces verts, ses commerces et ses équipements culturels, Casa Anfa se veut un exemple d’urbanisme durable et innovant.
Investir dans ce secteur relève encore du pari, mais les premiers indicateurs sont encourageants. Les prix de lancement des appartements se situaient autour de 20 000 à 25 000 dirhams le mètre carré, avec des perspectives de plus-value significative une fois le projet achevé. La demande locative devrait être forte, notamment de la part d’entreprises installant leurs sièges dans les tours de bureaux voisines.
Le projet Marina, quant à lui, vise à transformer le front de mer casablancais en zone de loisirs, commerces et résidences haut de gamme. Cette ambition répond à une demande croissante pour des espaces de vie orientés vers la mer, jusque-là sous-exploités à Casablanca. Si les délais de livraison sont respectés et la qualité au rendez-vous, ces quartiers pourraient bien devenir des adresses prisées dans les prochaines années.
Comme pour tout projet neuf d’envergure, il convient de rester prudent, de vérifier la solidité des promoteurs et de s’assurer de l’avancement réel des travaux. Mais pour un investisseur audacieux, Casa Anfa et Marina offrent des opportunités rares sur le marché casablancais 🏗️.
Mers Sultan et Hay Hassani, le rapport qualité-prix
Si votre stratégie d’investissement privilégie le rendement locatif plutôt que le prestige de l’adresse, tournez-vous vers Mers Sultan et Hay Hassani. Ces quartiers populaires et densément peuplés offrent des prix attractifs et une demande locative constante. Les appartements de petite et moyenne surface trouvent facilement preneur, notamment auprès de jeunes travailleurs et de petites familles.
Les prix au mètre carré oscillent entre 6 000 et 12 000 dirhams, permettant d’acquérir un bien avec un budget modeste. Le rendement locatif peut atteindre 7 à 8 % annuels, voire davantage pour les biens bien situés et bien entretenus. L’entretien et la gestion locative demandent toutefois plus d’attention, car le turn-over des locataires peut être élevé.
Ces quartiers conviennent particulièrement aux investisseurs expérimentés, capables de gérer les spécificités d’un marché plus populaire. La revente peut s’avérer plus complexe qu’en zone premium, mais la rentabilité immédiate compense largement cet inconvénient. En 2026, la demande locative dans ces secteurs reste robuste, portée par l’afflux de travailleurs et la proximité des zones d’emploi.
Pourquoi diversifier son portefeuille immobilier à Casablanca
Face à la diversité des quartiers casablancais, une stratégie intelligente consiste à diversifier son portefeuille. Plutôt que de concentrer tous vos investissements dans une seule zone, envisagez de combiner plusieurs profils :
- Un bien premium à Anfa ou Maarif pour la sécurité et la valorisation à long terme
- Un local commercial à Sidi Maarouf pour le rendement locatif stable
- Un appartement à Mers Sultan pour la rentabilité immédiate
- Une villa à Bouskoura pour la diversification patrimoniale
Cette approche vous permet de répartir les risques, de lisser les rendements et de profiter des cycles de marché propres à chaque secteur. Elle exige toutefois une bonne connaissance du marché local et, idéalement, l’accompagnement de professionnels compétents (agents immobiliers, notaires, fiscalistes).
Casablanca évolue rapidement, et ce qui est vrai aujourd’hui peut changer demain. Restez à l’écoute des projets d’aménagement urbain, des nouvelles infrastructures de transport (tramway, métro, autoroutes) et des tendances démographiques. Ces facteurs influencent directement la valorisation des quartiers et les opportunités d’investissement 📊.
Les critères à prendre en compte avant d’investir
Avant de vous lancer, gardez à l’esprit quelques critères fondamentaux qui détermineront la réussite de votre investissement immobilier à Casablanca :
L’emplacement reste le critère numéro un. Privilégiez la proximité des transports, commerces, écoles et lieux de travail. Un bien mal situé, même à prix réduit, peinera à trouver locataire ou acquéreur. Renseignez-vous sur les projets d’infrastructure à venir : une nouvelle ligne de tramway ou une zone d’activité peut transformer radicalement l’attractivité d’un quartier.
La qualité du bien influence directement sa rentabilité. Un appartement moderne, bien isolé, avec parking et équipements récents se louera plus facilement et plus cher qu’un logement vétuste nécessitant des travaux. Calculez le coût global de votre investissement, incluant frais de notaire, taxes, travaux éventuels et charges de copropriété.
Enfin, définissez clairement votre objectif d’investissement. Cherchez-vous un revenu complémentaire immédiat ? Une valorisation patrimoniale à long terme ? Un placement pour votre retraite ? Chaque objectif orientera votre choix vers des quartiers et des types de biens différents. N’hésitez pas à consulter des experts locaux pour affiner votre stratégie et éviter les pièges classiques du marché casablancais 🎯.
FAQ – investissement immobilier à Casablanca
Quel est le rendement locatif moyen à Casablanca en 2026 ?
Le rendement locatif varie fortement selon le quartier et le type de bien. En moyenne, comptez entre 4 et 6 % pour les zones résidentielles classiques (Maarif, Anfa), et jusqu’à 7-8 % dans les quartiers plus populaires (Mers Sultan, Hay Hassani). Les locaux commerciaux bien situés peuvent dépasser les 8 % annuels.
Est-il préférable d’acheter neuf ou ancien à Casablanca ?
Le neuf offre des garanties (garantie décennale, normes modernes) et nécessite moins de travaux, mais coûte plus cher. L’ancien, souvent moins cher au mètre carré, peut nécessiter des rénovations mais permet parfois de négocier davantage. Tout dépend de votre budget, de votre tolérance au risque et de votre capacité à gérer des travaux.
Quels sont les frais à prévoir lors d’un achat immobilier au Maroc ?
Au-delà du prix d’achat, prévoyez environ 6 à 8 % de frais supplémentaires : frais de notaire (environ 1 à 1,5 %), droits d’enregistrement (environ 4 à 5 %), et éventuellement frais d’agence si vous passez par un intermédiaire. Pensez également aux charges de copropriété et à la taxe d’habitation.
Les étrangers peuvent-ils investir librement dans l’immobilier à Casablanca ?
Oui, les étrangers peuvent acquérir des biens immobiliers au Maroc, y compris à Casablanca, sans restriction particulière. Ils bénéficient des mêmes droits que les Marocains. Il est toutefois recommandé de se faire accompagner par un notaire et un avocat pour sécuriser la transaction et éviter les mauvaises surprises.